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Vite, plus vite, nager le crawl

Comment nager le crawl correctement et quelles sont les erreurs qu’il faut éviter

- Alexander Graßhoff



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Vite, plus vite, nager le crawl

Contrairement au jogging ou au football, sport où le risque de blessures est très élevé, la natation est l’alternative très reposante pour les articulations et maintient en forme. Grâce à l’apesanteur créée par la densité de l’eau, le corps au moment du mouvement, est secondé - cela soulage les articulations et l’ossature. La température de l’eau, si elle est relativement basse, stimule par ailleurs la circulation sanguine. La natation est un sport d’endurance. Ceux qui font au moins 1 fois par semaine ses longueurs dans le bassin entretient sa condition. Ceux qui n’ont pas été depuis longtemps en contact avec l’eau, hormis sous leur douche et qui s’y osent à nouveau vont tout de suite remarquer : la natation met à contribution beaucoup de muscles comme aucun autre sport. Rien que 3 à 4 longueurs après un long arrêt suffisent pour se lever le lendemain matin avec des courbatures épouvantables, avec des douleurs à des endroits du corps où on était loin de penser que des muscles s’y trouvaient.

Nager les différents types de nage comme nous les connaissons est en fait un phénomène vraiment « moderne ». L’homme dispose certes de réflexes de nage, semblables aux mouvements d’un chien qui barbote, grâce auxquels il arrive à se maintenir au moins pour une courte durée la tête hors de l’eau. Les types de nage comme nous les connaissons aujourd’hui, crawl, brasse, dos crawlé ou papillon ont été créés il y a seulement 100 ans. La nage la plus rapide pour se déplacer dans l’eau est le crawl. L’alternance d’un bras avec l’autre permettant une propulsion dans l’eau produit avec le battement des jambes vers le bas une fluidité ininterrompue du mouvement. Le crawl est la nage la plus rapide car c’est avec cette nage que la résistante frontale avec l’eau est la plus minime. Contrairement à la brasse la tête ne se trouve hors de l’eau pour la phase d’inspiration. Pour cela le nageur tourne la tête sur le côté pour permettre une respiration latérale (l’expiration se fait lorsque la tête est à nouveau dans l’eau). Quand il s’agit de la natation en tant que discipline de compétition, on ne dit pas crawl. On parle dans ce cas là de nage libre. Comme le nom l’indique, chaque participant choisit lui-même son style de nage. La seule condition est qu’une partie du corps doit couper la surface de l’eau. Mais sachant que le crawl est la nage la plus rapide, tout le monde opte évidemment pour le crawl.

Le mouvement fluide du crawl a l’air d’être simple en regardant les pros faire. Pourtant celui qui tente pour la première fois à tout hasard de faire un crawl dans une piscine, va constater que ce n’est pas si simple que cela. On maîtrise encore relativement vite le travail des jambes. Les jambes et pieds sont tendus et les jambes, à partir des hanches, vont effectuer des battements aussi rapidement que possible de haut en bas. Lors du battement vers le bas, les genoux vont être légèrement repliés environ de 30 cm. Cela est correctement effectué s’il n’y a pas d’éclaboussures d’eau. A cela s’ajoute le mouvement des bras : on peut s’imaginer le mouvement comme si on traçait avec les bras en alternance un grand cercle. En premier lieu on plonge la main dans l’eau et ensuite le bras entier. On tire vigoureusement le bras qui se trouve dans l’eau vers l’arrière. Après la traction, on ramène le bras vers l’avant pour effectuer le mouvement suivant (retour aérien du bras). Par ailleurs ce mouvement doit être effectué le plus près possible du corps et ce, avec un bras légèrement replié pour gagner de la force. Pour s’entraîner il est plus facile pour les débutants d’effectuer le mouvement des bras qu’avec un bras et de maintenir avec la main opposée une planche. Pour respirer on tourne les épaules ainsi que la tête sur le côté pour permettre une respiration latérale au moment où le bras est sous l’eau.

Il y a quelques erreurs classiques que les débutants font souvent et qu’il faut essayer d’éviter. Lors du battement des jambes, on ne doit pas faire claquer les pieds sur la surface de l’eau sinon jaillit de l’eau de tous les côtés. C’est ainsi que l’on perd beaucoup d’énergie pour rien. L’eau ne doit que bouillonner. On doit faire attention à ne pas voûter les mains lors de l’immersion ce qui provoquerait un obstacle ralentissant le mouvement. De plus, le corps doit être allongé dans l’eau. On doit effectuer le mouvement des bras indépendamment du reste du corps, c'est-à-dire on fait rouler d’un côté puis de l’autre.
Même si l’on effectue pas les mouvements comme s’est écrit dans les livres, l’énorme avantage en natation (contrairement à un entraînement mal effectué dans une salle de gym) est que l’on ne se casse rien ou ne s’abîme rien. Mais la mauvaise technique fait perdre en revanche beaucoup d’énergie et pas négligeable, on peut avoir l’air ridicule.


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