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Usain Bolt contre Asafa Powell: la gazelle contre le taureau

A la finale du 100 mètres aux championnats du monde d’athlétisme à Berlin vont s’affronter deux idéologies

11.08.09 - Alexander Grasshoff



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La finale du 100 mètres homme est indiscutablement la discipline la plus prestigieuse en athlétisme. Le champion olympique ou le champion du monde est alors appelé « l’homme le plus rapide de la planète ». Et c’est en moins de 10 secondes que les dés sont jetés. On comprend encore mieux l’enjeu de ce 100 mètres en observant la concentration des athlètes avant le départ de la finale. Huit sprinters s’affrontent, chacun avec un ego tellement surdimensionné qu’il dépasse même tous les gratte-ciels de New York.

Le britannique, Linford Christie, champion olympique en 1992, par exemple s’est présenté au départ du 100 mètres aux Jeux d’Atlanta en 1996 portant des lentilles de couleur avec le logo de son sponsor. On se demande d’ailleurs si son premier faux départ n’est pas volontaire, histoire de plus le voir sur l’écran. Au deuxième faux départ, il fut éliminé de la compétition. Son adversaire canadien, Donovan Bailey remporta le titre avec un record mondial de 9,84 secondes. Frank Fredericks, athlète namibien, arriva deuxième. Il fut certainement l’un des derniers sprinters de l’ancienne école qui eut encore du succès. Carl Lewis, athlète américain qui a marqué les années 80, et Fredericks prouvent en effet que cette discipline exige certes un entraînement physiquement extrêmement ardu mais ne nécessite pas une musculature de body-builder pour réussir. Par conséquent c’est sûrement le canadien Ben Johnson qui a marqué le tournant de l’époque lors des Jeux Olympiques à Séoul en 1988. Cependant aujourd’hui il est prouvé que ce n’est pas seulement le musli et l’entraînement qui sont à l’origine des muscles de Johnson. Reconnu coupable de dopage, il fut éliminé et c’est donc Carl Lewis qui remporta sa neuvième médaille d’or olympique.

Observons aujourd’hui les deux hommes les plus rapides de la planète, on pourrait alors en déduire qu’il y a un nouveau tournant quant à la musculature – on revient à la stature de Carl Lewis. L’actuel champion olympique et détenteur du record du monde s’appelle Usain Bolt, un géant jamaïcain de 1,96 mètres pour à peine 86 kilos. Son adversaire, Asafa Powell de quatre ans son aînée et aussi jamaïcain mesure 1,88 m et pèse 87 kg – physiquement un vrai taureau !

Le favori est indéniablement Usain Bolt qui déjà à l’âge de 15 ans devient le plus jeune champion du monde junior devant son propre public. Usain Bolt a l’expérience. Il ne cesse d’augmenter ses performances. Aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008 il impressionne la concurrence : son record de 9,69 secondes aurait du être encore meilleur s’il n’avait pas levé les bras au ciel de plaisir 20 mètres avant la ligne d’arrivée et si ses lacets n’avaient pas été défaits pendant presque tout le sprint.


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