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„Arrêtons le doping“

Chiffre inquiétant: la moyenne d’âge de ceux qui se dopent est de 16 ans

01.03.15 - Niklas Ottersbach



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„Arrêtons le doping“

Le nombre de sportifs allemands de haut niveau qui se dopent ne correspond pas aux chiffres officiels que l’on peut en effet multiplier par huit. C’est ce qu’affirme le Professeur Dr. Perikles Simon, médecin du sport et chercheur spécialisé dans le dopage, dans son rapport universitaire. Fitness.com l’a interviewé pour mieux comprendre les raisons du dopage et la lutte contre ce fléau dans le milieu du sport professionnel.

Apparemment l’Allemagne est bien plus embourbée dans le scandale du dopage qu’on ne le suppose. En collaboration avec des chercheurs de l‘université de Tübingen, le Professeur Perikles Simon a réalisé une étude anonyme avec 480 athlètes. Sept pour cent ont avoué être dopés. C’est donc huit fois plus que les données officielles de l’Agence Nationale de Lutte contre le Dopage. De plus cette étude révèle que la moyenne d’âge des athlètes qui se dopent est de 16 ans, ce qui est particulièrement inquiétant et terrifiant. Les scientifiques de l’Université de la Sarre estiment que 35 % des athlètes de haut niveau se dopent. Cela correspond à un tiers des sportifs professionnels allemands. Le professeur Perikles Simon nous parle de la généralisation du dopage et de la lutte anti-dopage.

Fitness.com : Environ sept pour cent des jeunes sportifs professionnels avouent s’être dopés, ce qui laisse sous-entendre que c’est encore bien plus en réalité. Est-ce que le dopage est devenu systématique chez les jeunes espoirs sportifs ?
Professeur Simon : Il ne faut pas généraliser. En fait il y a des différences entre les sports pratiqués à haut niveau. De nombreux athlètes des années 70 et 80 sont devenus aujourd’hui eux-mêmes entraîneurs. A l’époque il s’agissait surtout de tenir tête aux sportifs des pays ex-communistes. Ces entraîneurs ont naturellement une philosophie du sport bien précise. Cette dernière ne consiste pas à pratiquer un sport dans des conditions saines mais à gagner.

Fitness.com: Comment se fait-il que le résultat de votre étude multiplie par huit les chiffres officiels de l’Agence de Lutte contre le Dopage ? Est-ce que le dopage n’est pas pris au sérieux ?
Professeur Simon : Si, je pense que le problème est pris au sérieux. Mais malheureusement il est analytiquement de plus en plus difficile de coincer un athlète qui se dope. On ne peut pas s’attendre à de grands changements dans ce domaine sachant que l’argent investi dans le processus de dépistage du dopage est une plaisanterie. D’un côté nous avons des millions d’euros qui sont injectés dans l’industrie du sport, on peut même parler de milliards d’euros, et d’un autre côté, les 6 millions d’euros investis dans la lutte contre le dopage. Vous comprenez bien que ce n’est pas suffisant. C’est ce qu’un footballeur professionnel gagne sur une année !!

Fitness.com : Quels sont les sports les plus concernés par le dopage ?
Professeur Simon : Nous utilisons un processus de dépistage qui repose sur l’anonymat. En obtenant les résultats, il nous est impossible de savoir parmi les personnes qui se dopent le sport mis en question. De même on ne peut pas vérifier qui a répondu avec oui ou non aux questions de dopage. L’anonymat est dans ce cas un énorme inconvénient. Avec cette méthode il est impossible d’analyser le phénomène du dopage, on peut simplement mieux comprendre la fréquence.


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